Nathalie Géraux - Papiers Collés
Sources et inspirations

Née dans les années 60 en Bretagne, issue d'un milieu populaire, c'est par les églises, les livres et l'école que l'éveil à la beauté des arts s'est développé. L'architecture, la peinture, le mystérieux et l'invisible ont pris racine ensemble, indissociablement. Une imprégnation qui passe par les heures passées à observer et contempler les tableaux, les sculptures, les voûtes durant les cérémonies religieuses. Une lente imprégnation qui passe par toutes ces années de feuilletage d'encyclopédies sur mon lit de petite fille, m'arrêtant soigneusement sur chaque illustration pour rêver.
Les belles choses marquantes de l'enfance et de la jeunesse ont été : l'église Saint Marse de Bais en Ille-et-Vilaine, village de mes grands-parents, ses vitraux, son énergie, son porche... Les images pieuses de mes grands-mères, un livre des Saints, illustré, doré, une vierge dans une grotte entourée de fleurs, au coeur du jardin d'une ferme. Le plaisir de conter de l'un de mes grands-pères, ses histoires troublantes où la fiction et le réel s'entremêlent et les frontières s'effacent. Les belles choses fondatrices de mon histoire ont été les questionnements métaphysiques et les émerveillements d'un autre grand-père se demandant, avec force et devant une simple feuille de chêne, comment tout cela pouvait-il bien exister? Comment le vert pouvait être aussi vert? Il y a eu aussi l'orangeraie du parc où j'ai fait mes premiers pas, le Tabor. Le réfléchissement du soleil sur les mosaïques Odorico du centre ville de Rennes. Le diaporama de la professeure de français Madame Baurens en classe de 4ème au collège, la peinture flamande... La Chasse aux tigres de Rubens. Le cours d'italien de Monsieur Guérin qui, avec passion et fantaisie, nous dévoilait les chefs d'œuvres de la Renaissance, quatre années passées avec lui durant le lycée. Et puis encore, le cours d'architecture du 18ème de l'université. Les dessins d'Etienne-Louis Boullée. Le cours sur la gravure du 17ème. Les décorations végétales de Paul Androuet du Cerceau. Le soin et l'harmonie de la décoration intérieure de ma mère. Les tragédies grecques, Andromaque, Phèdre et Amphitryon, la poésie de Baudelaire et plus tard celle de Bashô. Les notes de chevet de Sei Shonagon. La mélancolie des chansons du groupe Abba et, très tôt, des concerts avec mes jeunes tantes. Leurs posters yéyé, les costumes, les robes paillettes et les rythmes endiablés du disco. La voix déchirante de Dalida. L'accordéon diatonique d'un de mes grands-pères. La scottish et le pas de sept ! Les opéras italiens. Giuseppe Verdi et Puccini. La Tosca, E lucevan le stelle, qui résonnait avec l'histoire de mon arrière-grand-mère née à Gello, en Toscane...
Une création aux couleurs de mythes et de légendes, marquée par une histoire familiale chrétienne et le lien presque animiste que mes grands-parents entretenaient avec leurs icônes. Une création marquée par l'histoire du patrimoine artistique et culturel français, breton, italien, grec, germanique, japonais. Des sources d'inspiration puisées dans les racines, au fil de mon histoire et dans mon coeur. Une créativité foisonnante salvatrice à partir de l'année 2018...
Expositions
Quand la beauté nous sauve
du 03 mars au 27 avril 2026
Maison Pierre Waldeck Rousseau - 29000 Quimper
Absence Présence
du 12 septembre au 19 novembre 2024
Espace culturel Le Nautile - 29940 La Forêt Fouesnant
Invitation au jardin
Juillet 2023
Week-ends découverte - 29940 La Forêt Fouesnant


